N E W S

dimanche 24 octobre 2010

Matériaux et Prix



Matériaux

Parquet en bois

Voici un aperçu d'un Parquet en bois palissandre et pin, produit courant pour le revêtement de sol à Madagascar.
Dimensions
Largeur de la lame : 8cm
Epaisseur : 1,4cm



Le prix moyen conseillé chez le revendeur est de 180.000 ariary le mètre carré du parquet en palissandre et 80.000 ariary pour le parquet en pin traité.

Ce type de parquet peut-être posé sur une dalle en béton et des lambourdes en bois ou sur des solives en bois à l'ancienne.

Matériaux et Prix



Matériaux

Carreaux

Voici un aperçu d'un Carrelage céramique moyen de gamme, produit courant pour le revêtement de sol à Madagascar.
Dimensions : 30cmx30cm




Le prix moyen conseillé chez le revendeur est de 40.000 ariary le mètre carré

vendredi 22 octobre 2010

Maisons de Madagascar




Architecture

Danse sur le vide à Ambodimita (Antananarivo)



Ceci devait être un projet ordinaire sur un site ordinaire. Le terrain en effet se trouve dans un quartier très dense d'Ambodimita Ambohimanarina. Et pourtant, quand on lève les yeux, on voit quand même pas mal de changement sur l'architecture des bâtiments environnant. Le quartier connait une mutation sans précédent en terme de qualité et de taille des constructions. On est tout de suite frappé par la sortie de terre de nouveaux immeubles d'appartements qui cohabitent avec les petites maisons très colorées et limites favelas de par leur architecture (post du 15 oct 2010 sur ce blog). Construire sur ce site relève pour le propriétaire et pour nous concepteur d'un défi. En effet, la propriété se trouve sur une pente raide qui tombe plein nord et qui tourne totalement le dos à la route. La largeur su terrain qui est de 14m n'aide pas au choix de l'architecture ni à l'implantation du futur immeuble. Le choix commun du propriétaire et de l'architecte a été de rompre avec toutes les contraintes et le contexte du projet : un nouveau bâtiment contemporain, ouvert au nord vers la vue sur la route digue et le quartier d'Andranomena, un parking sur le toit au niveau rez-de-chaussée, les deux appartements nichés aux niveaux sous-sol -1 et sous-sol -2 et enveloppés par le mur de soutènement qui retient tout le dénivelé à partir de la route. Résultat, deux appartements complètement isolés des vis-à-vis et de la route, qui, faut-il le noter, est très fréquentée par les usagers de l'axe Antananarivo - Ambodimita - Andranomena. La façade unique ainsi que les deux balcons ne seront vus que par les voisins qui se trouvent à 30m pour le plus près.



L'intérieur est conçu pour être utilisé suivant le parti pris de la vue Nord et des grandes ouvertures transparentes sur cette façade. L'architecte a installé un balcon tout en longueur pour faire office de promontoire sur la vue. Les matériaux proposés à l'intérieur sont aussi variés que les couleurs utilisées sur la façade nord pour faire oublier le chaos qui entoure le futur bâtiment : lambris de palissandre pour le pan de mur à l'entrée, parquet en bois, enduit et peinture en deux tons gris et blanc pour le reste du séjour, peinture également en deux tons pour les chambres, du bois pour le comptoir de la cuisine intégrée.

jeudi 21 octobre 2010

Maisons de Madagascar





Maison de 5 pièces à étage



Surfaces : 120m², un séjour, 4 chambres
Prix estimatif : 144.000.000ar ou 55.400euros
Prix des plans détaillés : 700.000ar
Prix des plans détaillés avec les photos 3D et le devis quantitatif - estimatif : 900.000ar

Voici un modèle de maison à étage avec 5 pièces incluant les plans et les surfaces par pièces. Le séjour est ouvert sur une terrasse couverte de pergolas en bois mais aussi ouvert sur la cuisine et l'escalier qui mène à l'étage, tout ceci pour donner un maximum de volume à l'ensemble pour les amateurs de grands espaces. Sinon, tout est modifiable : on peut fermer la cuisine, modifier la surface de celle-ci, fermer la cage d'escalier...
Les chambres sont éclairées par des baies vitrées. Celles qui se trouvent sur la façade d'entrée ont accès à un balcon. L'autre sur la façade latérale est agrémentée d'une grande baie vitrée en hauteur pour une meilleure luminosité.

Nous avons proposé un choix de coloris pour la façade mais le futur occupant est totalement libre de créer une composition avec les couleurs de son choix.

vendredi 15 octobre 2010

Maisons de Madagascar






Découvrez les Néo-favelas, nouvelles championnes de l’architecture vernaculaire


Comme dans beaucoup de villes de l’hémisphère sud, les grandes villes de Madagascar se retrouvent au début du 21è siècle envahies par les constructions bâties avec des matériaux dits « pauvres » comme des planches, des bouts de bois et de métaux ou avec des matériaux comme les briques, les pierres ou le béton qui suivent rarement les règles de mise en œuvre des constructions conventionnelles. Tout le monde sait que c’est la situation économique des pays du sud qui a conduit les populations qui y vivent à construire à la va-vite pour combattre le manque de logements, qui est un problème global mais combattu par différents moyens selon les pays et les zones considérés.


Pour le cas de Madagascar, ces habitats de fortune ont connu une mutation suivant l’évolution des mœurs et la croissance des concentrations des populations urbaines des villes. Finies les favelas en planches des années 80 qui pullulaient dans les capitales des provinces de la grande île. Nous sommes actuellement à une sorte d’embourgeoisement de ces constructions sensées appartenir aux pauvres et aux quartiers pauvres. Notre époque actuelle connait une transformation telle que ces quartiers se sont mués en quartier de la survie, donc de la débrouillardise. L’architecture de l’habitat y a aussi connu une transformation car les maisons ont pris des couleurs, chose impensable dans les années 90. Si on lève un peu les yeux en parcourant les quartiers d’Antananarivo, on constate la prolifération des façades colorées qui redonnent vie à ces quartiers qui hantaient la réputation de la capitale. Certes, les déchets sont toujours là, ostentatoires même dans certains endroits, mais beaucoup de zones ont dépassé l’incapacité chronique des quartiers populeux à tenir une propreté décente et ont fait de leur quartier un élément de fierté pour les gens qui y habitent. Maintenant, habiter dans les bas quartiers ne signifie plus pauvreté intellectuelle ou pauvreté tout court, ou pire être exclu de la vie sociale et culturelle du pays. Ces quartiers ont créé une sorte d’écosystème qui ne dépend qu’à lui même et qui est étonnement indépendant du système de l’administration centrale des villes. Toutes les villes de Madagascar connaissent ce phénomène et se retrouvent même surprises par cette prise en main spontanée des « anciens pauvres » de la vie de leur société.

La conséquence directe et palpable que nous mettons ici en exergue est la mutation totale de l’architecture des maisons des quartiers des grandes villes. Ces maisons qui ne craignent pas les contraintes techniques selon qu’elles se trouvent sur les pentes raides ou dans les quartiers inondables. Les habitants et les constructeurs locaux trouvent toujours des solutions plus ou moins durables faces aux problèmes posés par les sites : pilotis et dalles suspendues dans les bas quartiers, les murs de soutènements en granites pour les quartiers en pente, les superpositions des constructions dans les zones exigües sans que cela ne pose des problèmes juridiques ou de rapports sociaux pour les occupants de chaque coté des constructions. C’est le grand retour de l’architecture vernaculaire, celle qui est conçue par les gens, ceux qui y vivent et qui connaissent leurs propres quartiers. Les règles administratives et les contraintes juridiques et communales n’y ont cour que si les entités qui sont concernées le décident. De même, les administrations sont rarement mises au courant des évènements qui y surviennent.



En tout cas, nous sommes témoins de l’inventivité des constructions et surtout de l’audace de nombreux projets situés dans les quartiers considérés aujourd’hui à tort de « bas quartier ». Selon les personnes qui nous ont abordés, ils sont maintenant heureux d’y vivre, malgré que l’insécurité n’y ait pas totalement disparu. Leurs enfants sont passés du dénuement total des années 90 à la situation de possession qui dépasse l’entendement : ils arborent fièrement des téléphones portables et lecteurs MP3, ils se montrent avec un look emprunté directement à leurs idoles à la télé ou surtout sur internet, un autre intrus qu’ils consomment sans modération dans les cybercafés qui s’implantent dans les moindres ruelles des villes. Les maisons y ont repris goût à la vie avec des façades très colorées.

La récente publication de l’INSTAT confirme que la hausse du nombre de la population malgache, plus de 21 millions, témoigne de l’amélioration des conditions de vie générales mais sans superlatif, car la majorité vit toujours dans la pauvreté.

jeudi 14 octobre 2010

Energies Nouvelles

Madagascar : à quand le Bâtiment Basse Consommation






Est-ce l’effet de mode ou celui d’une vraie prise de conscience de la part des propriétaires ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le marché malgache découvre la facette nouvelle du Bâtiment à Basse Consommation (BBC). De plus en plus de nouvelles constructions intègrent en amont, c'est-à-dire au moment même de leur conception, les installations pour une économie d’énergie : panneaux solaires photovoltaïques, chauffe-eau solaire, bac de rétention d’eau pluviale, menuiserie isolée, puits canadien, …
Le poste de consommation d’énergie dans un ménage a pris de l’importance quand on sait que le prix de l’énergie fossile (fuel) qu’on utilise pour générer notre électricité est passé à plus de 100% en dix ans et, surtout, que nous serons tôt ou tard condamnés à puiser dans l’énergie renouvelable.
Evidemment, nous ne pourrons pas prétendre atteindre le niveau de performance d’économie d’énergie d’un bâtiment labélisé BBC en Europe. Celui-ci, on le sait bien, est soumis à une série de contrôles drastiques à tous les niveaux : le type d’installation utilisé, provenance du matériel, et les vraies quantités mesurables d’énergie économisée sachant qu’en France, la prétention à un label BBC-Effinergie, le seul label préconisé par l’ensemble du secteur, exige un seuil de consommation fixé à 50 kilowattheures par mètre carré pour le chauffage, la ventilation, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage. Pour information, la quantité moyenne consommée au mois à Antananarivo est de 450 à 520 kilowattheures pour une maison de 120m² utilisant une vingtaine de lampes, 2 TV, 1 ordinateur, une chaine HIFI, un chauffe-eau électrique, un réfrigérateur, un fer à repasser.
Si l’Europe est considérée comme continent locomotive en économie d’énergie, elle en est encore à sélectionner les vraies solutions permettant une vraie économie d’énergie tout en écartant beaucoup d’offres plus âpres aux gains qu’à autre chose. A titre de repère, une vingtaine d’autres labels français à part BBC-Effinergie sont encore en cours d’obtention de certification mais vendent déjà leur signature grâce à l’absence de texte régissant le secteur.
La prudence est donc de mise à Madagascar lors de la conception d’un bâtiment intégrant ce genre d’installation. L’équipe du Journal de l’Economie a fait une enquête pour y voir plus clair. Evidemment, les résultats de cette enquête ne sont pas exhaustifs quant aux solutions proposées ici pour l’économiser de l’énergie. Les offres chez nous sont aussi variées qu’elles exigent une vigilance lors des choix du matériel et des installateurs. Ceci n’est pas non plus une promotion pour tel ou tel type d’installation ou fournisseur, loin de là. C’est un survol de ce qui est possible à Madagascar actuellement tout en recueillant quelques informations capitales pour l’usager et pour l’administration étant donné qu’il n’y a aucune réglementation sur la gestion et la consommation d’énergie.
Le premier type d’installation plébiscité par les usagers est le panneau solaire ou panneau photovoltaïque. Cette installation est généralement montée en kit dont voici la liste typique : le ou les panneaux photovoltaïques dont le nombre dépend de la puissance voulue et de la performance de la marque, un bloc de convertisseur d’énergie qui est lié à la batterie accumulatrice sur laquelle les installations électriques branchées puisent l’énergie. Les panneaux sont installés sur le toit ou à l’air libre où il n’y a aucun obstacle qui pourrait les cacher du soleil. Ceux-ci sont généralement orientés au nord-nord-ouest dans l’hémisphère sud à une pente d’un minimum de 15°. Ce type d’installation existe sur le marché malgache avec une certaine limite : alimentation des éclairages (lampes) et matériel audiovisuel et informatique (TV, ordinateurs, matériel HIFI, …) suivant la performance du kit solaire. En tout cas, l’utilisation de l’énergie thermique (fer à repasser, four électrique, chauffe-eau électrique, climatiseur, réfrigérateur, …) n’est possible qu’avec un investissement lourd en nombre de panneaux donc financièrement conséquent dépassant facilement les 25 millions d’ariary quand le kit standard coûte en moyenne 2 à 3millions d’ariary. La durée de vie dépend de celle du convertisseur et de la batterie accumulatrice qui sont utilisables généralement pendant 3 à 5 ans avant leur remplacement. Il faut éviter les kits proposés pour une durée de vie inférieure à ces chiffres. Il existe aussi des lampes extérieures solaires dont chaque lampe est installée au sol ou à un support, coiffé par son petit panneau photovoltaïque, discret et efficace.


Le chauffe-eau solaire est quant à lui installé sans batterie ni convertisseur car il accumule la chaleur captée par le panneau et le transmet directement vers le réservoir posé lui aussi sur le toit. L’orientation reprend les mêmes principes que celle des panneaux solaires (nord-nord-ouest).
Sinon, il y a une offre pléthorique plutôt technique et expérimentale et qui engage surtout notre comportement anti-gaspillage : installation de bac de rétention d’eau pluviale pour l’arrosage et le lavage extérieur, isolation des menuiseries par calfeutrement pour éviter l’usage excessif de chauffage (bois ou climatisation) pendant l’hiver, installation d’un puits canadien qui consiste à enterrer à 2m ou plus sous le niveau zéro une buse d’un diamètre de 20 à 50cm qui relie l’intérieur à l’extérieur sur une longueur de 20m et qui restituera une température ambiante stable autour de 23 degré pendant toute l’année donc fraîche en été et confortable en hiver.
Une autre solution très pratique, qui relève toujours du domaine de la construction bioclimatique, est celle de l’orientation de la maison lors de son implantation. L’orientation idéale, toujours dans l’hémisphère sud, est le côté Nord-Nord-Ouest, le côté clair où le soleil est le plus présent par rapport aux autres façades. Le plan de la maison sera dessiné suivant ce principe en y plaçant les lieux de vie : séjour, chambres, salle de détente. Le côté Sud-Sud-Est, sombre et exposé au grand vent, est destiné plutôt aux pièces de services telles que les salles de bains, cuisine, buanderie …
L’utilisation de l’éolienne est encore réservée à de grandes installations comme les centres recevant plus de 50 personnes car le coût du matériel et de l’installation est élevé et n’est pas justifié à l’usage domestique.

samedi 9 octobre 2010

Construire à Madagascar




Des chiffres pour construire au soleil



Le soleil, la mer et une terrasse en bois qu’on foule pieds nus le regard dérivant vers l’océan. Voilà l’équation magique qui se transformera sûrement en une martingale pour les promoteurs immobiliers de l’Océan Indien. A Madagascar, les terrains en front de mer se font actuellement rares, pour accueillir de nouvelles constructions. Le prix des terrains en littoral s’est décuplé depuis 15 ans, passant de 150.000ariary à 1.700.000 ariary ou plus le mètre carré. Le montage d’alors était simple : un terrain acquis par bail emphytéotique d’une durée généralement fixée autour de 90ans pour les acheteurs étrangers ou un achat simple pour les nationaux, une construction sur mesure faite de matériaux mixtes (bois et briques ou bois et agglomérés ciment), double toiture en tôle et matière végétale, menuiserie en bois dur, et le tout agrémenté de terrasse et, dans certains cas, d’une piscine. Cette catégorie de biens se vendait à partir de 496millions d’ariary ou 37.000euros en 2005. La clientèle était généralement constituée de français, de réunionnais et d’italiens.

Maintenant, il est exceptionnel de trouver un terrain libre qui puisse contenir cette construction et qui ait une vue sur la mer. Sinon, il faut le payer le quintuple au minimum du prix annoncé en haut. Même le coût de revient de la construction a dépassé de très loin les chiffres d’avant : environs 182 millions d’ariary ou 70.000euro pour une maison de 4 pièces avec terrasse et vue sur mer. Certes, de nouveaux éléments de confort ont été apportés à la conception des maisons : l’énergie solaire, le chauffage solaire, l’air conditionné, les menuiseries et plafonnage isolés, du bois traité,… Les mœurs ont changé, les clients veulent plus de confort, la profession a évolué et a adopté une démarche plus ouverte vers l’international. Du coup, d’autres acteurs sont arrivés sur l’île car le marché permet une marge importante comparable à ceux des autres îles et ont amené une clientèle plus large, exceptés les français, les réunionnais et les italiens, composée de mauriciens, et globalement d’asiatiques découvrant Madagascar comme une alternative aux offres des îles Maurice et La Réunion.

Des promoteurs immobiliers de l’île Maurice ont fait cette année à Madagascar une campagne de vente de villas en bord de mer, destinées à la clientèle de malgaches aisés à l’instar de Belle Rivière Estate et de Balise Marina à St Félix. Un autre promoteur réunionnais, Ofim qui est un réseau de 23 agences à La Réunion, est actuellement dans nos murs pour la promotion de leurs produits. C’est le signe d’une vraie ouverture du marché vers la région de l’Océan Indien. Selon un acteur immobilier de la place, ces promoteurs sont passés prospecter à Madagascar pour deux raisons : le tassement de leur marché à cause de la crise et surtout à cause de la saturation de la demande chez eux. Ce schéma nous rappelle le tourisme sur l’Océan Indien, un autre secteur qui connaît exactement la même tendance.
En tout cas, Madagascar a un grand atout face à l’ensemble d’offres internationales de vente de maisons en front de mer. Ici, on trouve la plus large exposition au littoral de tout l’Océan Indien vu la taille de l’île, sans oublier les petites îles qui attirent toujours des touristes et autres visiteurs désireux de s’installer à Madagascar. L’effet d’échelle joue en plus un grand rôle dans cet attrait : nous avons une plus grande concentration d’activités d’étrangers, investisseurs et travailleurs expatriés confondus, qui vivent et gravitent autour des grands projets industriels éparpillés dans tout le pays. Et quoi qu’on en dise, Madagascar présente toujours un avantage pour les investisseurs du fait de la faiblesse de sa monnaie et du gonflement de son marché intérieur.

Immobilier



Découvrez la Copropriété


La vente en copropriété est devenue le produit phare des promoteurs immobiliers à Madagascar. On voit fleurir de nouveaux immeubles mis en copropriété dans les quartiers à grandes fréquentations. Les nouvelles constructions dans la ville d’Antananarivo représentent le deuxième plus grand marché du secteur après les immeubles de bureaux. Le marché suit une demande croissante d’acquisition d’appartements et de studios dans de nouveaux immeubles. Les acquéreurs se donnent de moins en moins de temps d’attente de fin de chantier, ce qui donne l’avantage aux constructions d’immeuble dans la mesure où les promoteurs livrent des produits standards, rapide à mettre en œuvre et donc sans aucune surprise pour les acquéreurs contrairement aux maisons individuelles. Ils se tournent actuellement vers ce marché avec des idées bien précises sur les postes sensibles figurant dans le contrat de vente : le contrat de copropriété, le syndicat de copropriété, les limites des zones communes et des parties privatives, … La mise en œuvre de la copropriété et de son droit suppose en effet une pluralité de propriétaires qui bénéficient sur un même bien de droit concurrent, chacun étant titulaire d’une quote-part. La propriété des immeubles bâtis est divisée en lots attribués aux copropriétaires et comprenant une partie privative et une quote-part des parties communes. Chaque copropriétaire a un droit exclusif sur l’appartement qu’il peut vendre ou louer. Il a l’usage et la jouissance des parties communes. La copropriété est dotée d’une convention de règlements et d’organes de gestion proposés généralement par les promoteurs. C’est lors du montage de ce type de contrat que se forment les syndicats de propriétaires et se rédigent les conditions de cooptation.

Les parties communes représentent les biens ou choses communes. Ce sont des parties destinées, en matière de copropriété d’un immeuble bâti, à l’usage ou à l’utilité de tous les copropriétaires : cages d’escalier, ascenseurs, parking, buanderie, jardins et parcs, toiture – terrasse. Ces parties sont en indivision forcée.

Les parties privatives sont les parties des bâtiments et des terrains réservés à l’usage exclusif d’un copropriétaire. Chaque lot comprend une fraction d’immeuble appartenant au copropriétaire en pleine propriété et une quote-part des parties privatives. Les droits de chaque copropriétaire sur les parties communes sont représentés par des tantièmes qui s’expriment en millièmes ou en dix millièmes. Ces tantièmes sont calculés pour chaque lot en fonction de sa consistance, sa superficie, sa situation sans qu’il soit tenu compte de son utilisation.

Dans toute copropriété, la convention définit les droits et les obligations de chacun ainsi que les règles de fonctionnement de la collectivité. C’est un contrat qui lie les uns aux autres, il doit être respecté. Les parties privatives sont définies par une convention L’intérieur des appartements et des autres locaux est une partie privative : ils se limitent aux revêtement superficiels des sols, murs et plafonds, cloisons, installations sanitaires des salle d’eau, wc et cuisine. Chaque propriétaire peut librement modifier et aménager ses parties privatives, toutefois, cette liberté n’est pas absolue, il faut préserver l’harmonie visuelle de l’immeuble. Celui-ci peut être exclusivement à usage d’habitation, occupé et réservé à l’habitation n’interdisant cependant pas l’exercice d’une profession libérale (médecin, avocat…) mais interdit les activités commerciales. La convention peut autoriser les usages d’habitation et professionnel. Certains règlements énumèrent les professions susceptibles d’y être exercées. L’immeuble peut être à usage d’habitation, professionnel et commerciale. La convention de copropriété prévoit généralement que seuls les lots du rez-de-chaussée sont réservés au commerce ou boutique. Les lots en étage sont alors affectés à l’usage d’habitation et professionnel. Il faut toutefois porter une attention particulière sur la rédaction des contrats de copropriété pour ne léser aucune des parties quant à l’usage de chaque partie de l’immeuble, car ce point est réputé le plus litigieux dans le cas d’une copropriété.

dimanche 3 octobre 2010

Energies Nouvelles


La construction à Energie Positive, une autre solution


Comment on a fait pour en arriver là où nous sommes, au crépuscule de l’usage des sources d’énergie fossile. Il nous faut, professionnels et usagers, oublier les habitudes d’avant, oublier que l’électricité arrive aux portes de nos logements et nos bureaux et usines avec l’aide d’une compagnie qui nous fournit eau et électricité et qu’il nous reste à nous brancher. Ce constat sonne l’épuisement des ressources qu’on a connues avant et nous fait entrer dans une ère d’incertitude sur ce qui nous attend. Mais comme disait Yann Arthus Bertrand, le célèbre photographe qui était de passage à Madagascar pour la réalisation de son film Home en 2008, « il est trop tard pour être pessimiste ». Il a expliqué dans ce film que 80% de l’énergie disponible sur la planète est entre les mains de 20% des hommes et que plus de 65% de l’énergie que l’homme a consommée depuis ne seront plus jamais remplacés.

Les architectes et les promoteurs sont heureusement conscients de ce fait et sont à la recherche d’alternative sur les matériaux de construction et surtout les moyens d’alimenter leurs bâtiments en énergie. Depuis une dizaine d’années, des chercheurs se sont mis à étudier et à expérimenter la possibilité de construire un bâtiment qui sera totalement autonome en énergie. Il y a eu des essais et des expériences grandeur nature, où ils ont simulé les vraies conditions de vie de plusieurs ménages regroupés dans un bâtiment où l’énergie est produite par celui-ci même et que les seules ressources extérieures dont le bâtiment avait besoin est la nourriture et les apports financiers dont les occupants auront besoin. La scène nous rappelle des films de science fiction des années 80 mais il est arrivé maintenant le temps qu’il faut qu’on se mette à l’évidence qu’il s’agit de la réalité. Ce qui rassure, c’est que les professionnels de la production d’énergie ont déjà planché il y a 20 ans sur la possibilité de mettre à la disposition du public l’utilisation de l’énergie solaire par les panneaux photovoltaïques et l’énergie de l’air, dans une échelle plus importante, par des séries d’éoliennes plantées dans les champs ou au large sur la mer.Ces nouvelles techniques, qui ont été améliorées, ont permis d’intégrer dans la conception des bâtiments, disons de nouvelle génération, le concept de l’usage de l’énergie renouvelable. La première construction de ce type en France est le Green Office, bâtiment que Bouygues Immobilier et Exprimm construisent actuellement en Haut-de-Seine, en Ile de France. C’est un immeuble de bureaux que les deux sociétés exploiteront, Bouygues Immobilier pour ces propres bureaux, et Exprimm pour la maîtrise de l’exploitation de l’énergie. Ses façades et son toit terrasse sont couverts de panneaux solaires qui capteront tout au long de l’année les rayons solaires et les transmettront à une centrale à cogénération pour la conversion à l’usage propre du bâtiment et même pour d’autres consommations prévues à l’extérieur du bâtiment. La quantité d’énergie consommée par le bâtiment est prévue à 62kWh par m² par an. Les occupants du bâtiment seront avertis systématiquement en cas de dépassement de consommation et seront obligés d’aligner leur niveau d’usage à la moyenne de l’ensemble. Cette construction est un bel exemple d’optimisme et de réaction face à la situation actuelle. Il nous faut réagir, et très vite, si nous voulons nous préparer au jour où le pétrole et ses dérivés seront hors de prix ou, pire, auront disparus totalement de la terre.